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 le Choucas Des Tours

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Apo
Kipik
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MessageSujet: le Choucas Des Tours   13/1/2010, 16:47




Nom scientifique: Corvus Monedula (Monedula, qui signifie oiseau de monnaie pour sa fascination des objets scintillants)
Nom commun: Choucas des tours

Taille : 335 mm.

Poids environ : 250gr

Régime : (omnivores) Insectes, escargots, limaces, vers de terre, petits rongeurs, œufs, petits amphibiens, Coléoptère. Les jeunes mangent surtout des invertébrés terrestres.

Régime d'hiver : Dès l'automne, le choucas agrémente leur menu de baies, de fruits, de céréales, de graines sauvages, ou des tiques sur le dos des moutons, chevreuils et des bovins sur lesquels ils se perchent.

Mue : de juillet à septembre, après la nidification.


  • Chacun cherche son nid:
La saison de nidification se déroule d’avril à juin.

Un mâle célibataire s’accouple souvent avec une femelle de statut inférieur dans le même groupe.

Pour impressionner la femelle qu’il a repérée, le mâle se pavane, se dresse et s’incline à maintes reprises, tout raide, les ailes ouvertes et les plumes dressées sur la tête, juste en face d’un trou potentiel pour nicher. Dès qu’elle s’est accouplée, la femelle acquiert le même rang social que son mâle, ce que les autres oiseaux du groupe reconnaissent et acceptent très vite.

Les choucas nichent dans les anfractuosités des falaises, des ruines, des vieux arbres creux voire dans les terriers de lapin et dans une vieille cheminée.

Le nid du Choucas est un amas de brindilles, de feuilles et d’herbes sèches. Il en faut parfois beaucoup pour meubler le trou. La partie centrale, en coupe, est tapissée d’herbes plus fines, de plumes et de poils prélevés sur le dos du bétail, des ondulés, ou sur les clôtures.

Les pontes varient entre quatre et six œufs verts, piquetés ou tachetés de gris cendré ou de brun.
Le mâle, qui connaît mieux que quiconque les méfaits des pilleurs de nids, est particulièrement vigilant pendant la ponte !

La femelle commence à couver après la ponte du deuxième œuf, nourrie par le mâle.

La femelle reste au nid jusqu’à l’éclosion (17 à 18 jours), puis elle maintient les petits au chaud. Ils naissent dépendants, avec un rare duvet gris clairsemé, leurs yeux sont bruns, et ils ouvrent un large bec rose pourpre, bordé de jaune.

Les deux derniers à éclore, notamment, sont bien souvent plus chétifs. Les deux parents travaillent très dur pour nourrir cette couvée. En dépit des efforts des adultes, la totalité des jeunes choucas ne prendra pas son envol.

Dès qu’ils ont des plumes, les jeunes choucas sont prêts pour l’envol vers l’âge d’un mois. Leurs plumage, plus sombre que celui des adultes, est dépourvu de nuque grise. Leurs yeux sont d’un bleu foncé caractéristique et leur queue courte.
Plusieurs semaines après leur premier envol, les jeunes sont encore nourris par leurs parents. Ils suivent ces derniers en réclamant de la nourriture et apprennent ainsi à repérer les bons coins.

En général, un couple de choucas se contente d’élever une seule couvée par an. Les couples sont unis pour la vie et ils sont presque toujours réunis.

« Si le couple se défait, le nid est perdu et le mâle déchoit de son rang dans la hiérarchie du groupe. Rare sont les couples qui, après avoir passé plus de six mois ensemble, se séparent. »

Pendant la majeure partie de l’année, les choucas volent en couples. D’ailleurs, les liens entre partenaires sont entretenus tout au long de l’année et d’une année sur l’autre. Un même couple retourne chaque année au même site de nidification où il se retrouve avec les mêmes voisins.

  • Tous pour un
Le comportement grégaire et la coopération entre oiseaux d’une même volée présentent des avantages. Non seulement il y a plus de yeux pour repérer d’éventuels prédateurs et autres dangers, mais le groupe à également plus de chances de découvrir des aires alimentaires riches. Dès qu’un ou deux individus ont repéré un bon coin, ils s’y attardent un peu, attirant ainsi l’attention des autres membres de leur bande. La sécurité qui confère le groupe réduit les risques de prédation.
Les prédateurs s’en prennent plus facilement aux oiseaux mal en point et ce sont donc toujours les plus vigoureux qui ont les meilleures chances de survie.

Les échanges vocaux entre les oiseaux sont très importants et permettent de communiquer les informations essentielles à toute la colonie.

Si un intrus se rapproche un peu trop, plusieurs membres de la colonie quitteront leur nid pour le prendre en chasse. Ces comportement sont parfois bruyants et agressifs, surtout lorsque tous les membres de la colonie y participent.

On raconte que des volées de choucas ont essayé de chasser un prédateur qui avait capturé l’un des leurs. Ces tentatives de sauvetage sont souvent couronnées de succès. On a vu aussi des volées de choucas en proie à une grande agitation quand ils s’apercevaient que l’un des leurs manquait à l’appel. Les récits de choucas soignant des membres blessés de leur groupe ont aussi été rapportés. Il s’agit par exemple d’individus incapables de voler en raison de graves blessures aux ailes, que l’on a retrouvés en bonne condition physique et même d’un choucas apparemment aveugle qui était approvisionné en nourriture par plusieurs adultes de sa colonie.


Les couples sont unis pour la vie et ils sont presque toujours réunis.







  • Plume
Outre leur rôle dans la régulation de la température et le vol, les plumes interviennent également dans la reconnaissance entre espèces ou entres sexes. Elles peuvent également présenter des adaptations à des modes de vie particuliers : chez les rapaces nocturnes, par exemple, elles assourdissent les sons, ce qui leur permet de se déplacer en silence.

Le vol du choucas paraît léger et vigoureux, avec des battements rapides et irréguliers de ses ailes qui de loin paraissent scintiller. Ses ailes relativement courtes ont des contours plus nets, avec des plumes moins séparées que chez le freux, la corneille. Elles battent aussi plus vite et avec plus d'ampleur, comme celles d'un pigeon plus qu'à la manière des corvidés. Les choucas montrent souvent leur maîtrise aérienne lors de jeux aériens spectaculaires.

Vol cabré, tonneaux, boucles et plongeons s'enchaînent. Ces jeux aériens renforcent leur aptitude à évoluer dans les rafales qui balaient les falaises et autres points élevés où ils vivent. Ils sont aussi capables de se maintenir en vol stationnaire dans la brise, ailes et queue déployées. Ces ébats s'accompagnent d'un concert cacophonique de tchat-tchat et kia-kia ! Discordants. On ne s'ennuie jamais, près d'un choucas !

Au sol, parmi d'autres corvidés, c'est celui qui se pavane le plus, sautillant et secouant sa tête en tout sens.

Les choucas aiment les bains de soleil. Ils étalent leurs plumes pour que le soleil réchauffe une plus grande surface de la peau. Le soleil contribue à l’entretien du plumage et à la synthèse de précieuses vitamines.


  • Répartition
Les choucas peuplent l'ensemble de l’Europe tempérée; ils ne s'arrêtent qu'au sud de l'Écosse et de la Scandinavie. Ils sont également absents d'une large bande autour des Pyrénées occidentales. Leur répartition dépend plus des sites potentiels de nidification que des ressources, ou du climat s'il n'est pas extrême.

Au Sud, ils sont présents jusqu'en Afrique du Nord, dans les Îles Grecques et à Chypre. En été certains vont nicher dans l'Ouest de la Scandinavie et dans presque toute la Russie sauf au nord de la Sibérie.
Pendant l'hiver, d'autres vont peupler une bande méridionale plus large de l'Afrique du Nord ou s'installent au Proche-Orient.
Le choucas venus du nord et de l’est rejoignent les oiseaux français en hiver. En revanche, les choucas de France sont plus sédentaires.


  • Les choucas des tours peuvent "lire" le regard humain
Les humains changent parfois leur comportement lorsqu'ils se sentent observés. Les choucas des tours, souffrent du même mal. Ils semblent extrêmement sensibles à l'orientation du regard humain.
Des choucas des tours domestiques mettaient considérablement plus de temps à trouver une récompense cachée quand une personne qui ne leur était pas familière et qui représentait donc une menace les observait. Les oiseaux semblaient également capables d'interpréter correctement des gestes d'assistance comme montrer du doigt ou changer la direction du regard pour trouver la nourriture.
Contrairement à la plupart des oiseaux, les choucas des tours ont une pupille foncée entourée d'un iris blanc argenté. Les scientifiques supposent que les animaux sont sensibles à l'orientation des yeux humains car eux aussi emploient leurs yeux comme moyen de communication important.
Comme la plupart des animaux – dont notre proche cousin le chimpanzé ou le chien semblent plutôt insensibles à la direction de notre regard, cette découverte est assez étonnante. D'après les chercheurs, les résultats de l'étude plaident en faveur d'une augmentation du respect face aux capacités mentales des oiseaux.



"L'une des clés de la survie du choucas réside dans sa faculté d'adaptation aux réalisations humaines mais aussi aux bouleversement. Qu'il s'agisse de varier les menus ou de trouver de nouveaux sites où nicher, il tire avantage de tout ce qui se présente".

Malgré sa grande faculté d'adaptation, qui lui a permis de traverser la redoutable seconde partie du XXe siècle, le
choucas a tout de même vu ses effectifs fondre d'un bon tiers, avant de se stabiliser. Une chute de 30% en 30 ans.







_________________
.7 Milliards de perpendiculaires et 264 espèces de singes.
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent


Dernière édition par Apo le 22/9/2010, 18:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: le Choucas Des Tours   21/1/2010, 18:55

Des choucas malins comme des singes


Deux chercheurs anglais viennent de montrer que certains oiseaux de montagne, les choucas, sont capables d'interpréter les gestes et œillades humaines sans apprentissage préalable. Une faculté dont peu de primates peuvent se prévaloir. Qui a dit que les oiseaux avaient tous des cervelles de moineaux ?

Des choucas et des hommes

Quand le sage désigne la nourriture, l'âne regarde le doigt... et le choucas, son mets favori. Des éthologues de l'université de Cambridge l'affirment : cet oiseau voltigeur comprend le sens d'une désignation sans qu'on le lui ait appris (1). De quoi faire passer la plupart des primates (dont les chimpanzés) pour des demeurés puisque leur jugeote ne les emmène guère au-delà du doigt. Cette conclusion, une équipe l'a obtenue en soumettant une dizaine de choucas élevés en captivité à des tests initialement conçus pour jauger l'intelligence des singes.

Pour la première expérience, les chercheurs ont mis sur pied une sorte de remake édulcoré de David et Goliath. Dans le rôle de David, la bête à plume, le choucas, Corvus monedula. Dans celui de Goliath, un homme inconnu de l'oiseau et donc jugé comme potentiellement dangereux. Les deux protagonistes sont placés face à face, ou plutôt face à bec, et l'on dépose entre eux un mets dont l'oiseau raffole. Pas l'homme, mais ça, l'oiseau l'ignore.




Prendre ou laisser un mets quand un inconnu regarde....


L'homme étant novice, on lui donne des instructions très strictes : il doit, selon les scènes, fixer l'oiseau, regarder sur le côté, montrer son profil, lui tourner le dos ou encore fermer les yeux. Le choucas, lui, est laissé en roue libre. En totale improvisation. Le nœud de l'intrigue tient alors en cette question toute simple : le jeu de l'homme influencera-t-il le temps que mettra l'oiseau pour se décider à chiper la nourriture ?

Réponse : oui, Goliath influence David. Dans cette situation conflictuelle, le choucas s'enhardit à mesure que le géant semble se désintéresser de lui. Détail intéressant : si l'homme le fixe, il hésite plus que s'il regarde sur le côté, sans néanmoins tourner le visage. Un constat qui en appelle un autre : l'oiseau interprète correctement la signification du regard humain. Ce qui n'était pas gagné vu qu'un oiseau ne peut lorgner son prochain que d'un seul œil, de profil donc. Mais il y a encore plus fort.
1- A. von Bayern & N. Emery, Current Biology, le 1er avril 2009.

Le sens du doigt

Galvanisés par ce résultat, les chercheurs se sont ensuite lancé dans un « Starsky et Hutch » version labo. L'oiseau, noir comme la chevelure seventies de Starsky, est cette fois placé devant un individu connu de longue date. Un humain si familier qu'il ferait presque partie de la famille. Un Hutch, en somme.

Entre les deux, les chercheurs ont placé deux gobelets retournés : l'un est vide, l'autre masque de la nourriture. Question du jour : où se trouve l'encas ? En bon inspecteur, l'oiseau Starsky se questionne, hésite et consulte son équipier. Mais Hutch est d'humeur versatile : des fois, il regarde en l'air, des fois, sur le côté ; d'autres fois, de meilleur poil, il désigne le bon gobelet du doigt ou du regard, ses yeux faisant des allers-retours entre lui et le gobelet d'abondance. Des signes qui, de foi de choucas, ne trompent pas et que l'oiseau interprète correctement dans plus de 60% des cas.

« Là se trouve le point le plus intéressant de l'étude, explique Dalila Bovet, chercheuse au laboratoire d'éthologie et de cognition comparée de l'université de Nanterre. Dans ce contexte de coopération, l'oiseau est capable de comprendre la signification d'une désignation par l'index et ce, sans apprentissage préalable. Une capacité qui n'a été observée que chez les chiens ou les éléphants. » De quoi reconsidérer nos a priori sur l'intelligence animale.



Les résultats de la seconde expérience anglaise.


Une tête bien faite plus que bien pleine

« En fait, il est vite apparu que nombre d'oiseaux, en particulier les corvidés et les perroquets, disposaient d'une intelligence "concrète" : face à des situations nouvelles, ils sont capables d'innover », explique Dalila Bovet.

Pour la chercheuse, le fait que l'on s'en soit aperçu aussi tardivement n'a rien d'étonnant. « Nous jugions l'intelligence des oiseaux en fonction des espèces que nous avions, au fil des âges, apprivoisées. » Pour résumer, nous assimilions tous les oiseaux à des pigeons ou des poules, des espèces difficilement qualifiables de bêtes de « QI ». Les oiseaux plus futés, comme les pies, les choucas et surtout les corneilles, jugés comme nuisibles par l'homme, ont souvent fait l'objet d'une chasse intensive. En conséquence, ils ont quasiment disparu du paysage et des champs de recherche assignés aux scientifiques.

Ceci étant dit, quelques décennies après le début de ces études, au moins une question cruciale reste en suspens : pourquoi certaines espèces d'oiseaux rivalisent d'intelligence avec les primates et d'autres non ? « Les recherches menées sur les grands singes ont montré toute l'importance du système social (hiérarchie au sein du groupe...) dans l'émergence de l'intelligence, répond Dalila Bovet. C'est ce que l'on appelle l'hypothèse du cerveau social. Il est en fait possible qu'un processus similaire soit apparu chez les oiseaux. » La jugeote des corvidés et des perroquets, espèces sociales et fidèles à vie, semblent en tout cas abonder dans ce sens.






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