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 Prise en charge clinique (Corvidé) Choucas des tours

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Kipik
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MessageSujet: Prise en charge clinique (Corvidé) Choucas des tours   25/9/2010, 14:49

Corvidés : Choucas des tours, Geai des chênes, Corneille noire, Corbeau freux

Prise en charge clinique

• Dominantes et particularités pathologiques

Des troubles respiratoires, spontanés ou après un stress ou un effort physique, doivent faire suspecter la présence de syngames. Ces vers rosés sont parfois observables à l’œil nu, au niveau de l’orifice trachéal. Le traitement consiste en l’administration de fenbendazole ou de thiabendazole.

Les jeunes corvidés, notamment les corneilles, sont fréquemment recueillis par des particuliers. Si les Corbeaux freux tombés du nid ne semblent plus être pris en charge par leurs parents, et de ce fait nécessitent une intervention humaine, il n’en est pas de même pour les Corneilles noires qui bénéficient encore de toute l’attention parentale.
Des défauts de développement peuvent être observés à la suite d'un élevage de jeunes mal conduit. Ainsi, parfois, des particuliers amènent leur « protégé » qu’ils nourrissent depuis plusieurs mois en régime « tout viande ». Les lésions ostéo-articulaires sont telles que l’euthanasie est souvent la seule issue possible. Il faut noter que de telles lésions ont aussi été observées chez des jeunes élevés par leurs parents.

Les intoxications, notamment au chloralose, sont parfois observées. Un traitement de soutien peut sauver l’oiseau. Celui-ci sera placé au chaud et, si son état de vigilance le permet, une réhydratation par voie orale est mise en place. Empiriquement, de nombreux centres ont constaté que l'administration d'une boisson telle que le Coca Cola, à température ambiante, donnait des résultats encourageants : la caféine aiderait à maintenir la vigilance, et cette boisson permet de réhydrater et de maintenir la glycémie.

Le leucisme (présence de plumes blanches en plus ou moins grande quantité) est observé chez certaines Corneilles noires. L’étiologie est inconnue, une carence alimentaire ou une ingestion de pesticide sont suspectées. Ces plumes sont plus fragiles (Stocker, 2005) et peuvent constituer un handicap pour l'animal si elles sont nombreuses et concernent les grandes plumes du vol (rémiges, rectrices).

Les blessures consécutives à un tir sont observées dans ces espèces « nuisibles ».
La gravité dépend de la localisation de la lésion et des organes touchés.


Maintien temporaire en captivité

• Logement
Les corvidés délabrent très rapidement leur logement, à la fois par leurs souillures, leur tendance à renverser leurs gamelles d’eau et de nourriture et la mise en pièce du substrat. Les cartons sont en général à éviter pour les corbeaux qui peuvent les déchiqueter et s'enfuir dans l'heure ou, alors, il faut les placer dans des cages de transport, et pour certaines Corneilles noires ou Pies bavardes (plusieurs heures pour le même résultat).
Les copeaux utilisés en substrats limitent les salissures, et absorbent l’eau que l’animal ne manquera sans doute pas de renverser. Si l’état de l’animal ne le contre-indique pas, des perchoirs peuvent être mis en place, en évitant de les mettre juste au-dessus des gamelles de nourriture.

• Nourriture
Les corvidés peuvent recevoir sans soucis de la nourriture industrielle pour carnivore domestique sous forme de pâtée. Eventuellement, de la pâtée insectivore peut être mélangée, un jaune d’œuf, un poussin ou quelques morceaux de fruits, ajoutés.
Les goûts varient suivant les individus, mais la pâtée est très souvent appréciée. Si rien d’autre n’est disponible, et uniquement pour un ou deux repas, de la viande hachée crue peut être donnée. De l’eau doit bien sûr être constamment disponible, comme pour tout animal à l’exception des rapaces.
Les gamelles utilisées pour les corvidés seront de préférence large, plate, à bords hauts afin de limiter les risques de renversement.

• Devenir

Beaucoup de particuliers tentent d’élever des jeunes corvidés ; il en résulte parfois de telles carences que l'euthanasie est la seule issue suite à la découverte de pattes déformées et ulcérées, de retard important de croissance, de plumage en piteux état. Il est à noter que si le découvreur désire s’approprier l’animal, le vétérinaire est libre de lui appliquer les tarifs des animaux domestiques.
Si les découvreurs comprennent l’intérêt de laisser l’animal, celui-ci sera acheminé vers le centre de sauvegarde le plus proche qui accepte les corvidés. Sinon, après discussion, le vétérinaire praticien peut réaliser lui-même l’euthanasie ou proposer de garder l'animal moyennant des contraintes d'entretien clairement présentées, conformément à sa conscience et à ses convictions.

Compte tenu de leurs facultés d'adaptation, il semble que les corvidés puissent être relâchés avec succès dans tout biotope qui leur est favorable.
Faisant là encore exception, le Geai présente comme particularité de dépendre de sa provision de glands constituée à l’automne pour se nourrir l’hiver et le printemps suivant. En conséquence, si un animal est recueilli et relâché à l’automne, il devra impérativement être remis à l’endroit de sa découverte, là où il a commencé à constituer ses réserves. En revanche, si son séjour en captivité se prolonge pendant l'automne, la décision de le relâcher devra attendre le printemps.

• Cas particulier des jeunes

Les corvidés, à l’exception du Geai, s’élèvent très facilement. Cependant, il faut strictement limiter les contacts aux seuls repas pour éviter qu'ils deviennent trop familiers.
L’alimentation devra être équilibrée pour éviter les troubles ostéoarticulaires et de pousse du plumage lié à des carences nutritionnelles. Des boulettes de pâtée pour carnivores sont ainsi proposées à l’aide d’une pince dans un premier temps, puis simplement mis à disposition vers
5 semaines d’âge. Nombre de jeunes corvidés ne se nourrissent pas spontanément si le gavage n’est pas arrêté. La pâtée pourra être saupoudrée de pâtée insectivore ou universelle et des fruits proposés à part.
Après le sevrage, les jeunes devront encore bénéficier d’une période d'émancipation en volière avant d’être relâchés afin de prendre leurs distances avec l'homme et de travailler leur aptitude au vol. De préférence, pendant cette période, ils vivront entre congénères.

ÉCOLE NATIONALE VÉTÉRINAIRE D’ALFORT.

Ps: Au CEDAF, centre urbain, les corvidés sont traités comme toutes les autres espèces, ne serait-ce que parce que les découvreurs, citadins, sont particulièrement sensibles à la cause animale, voire même, pour certains, particulièrement attirés par les corvidés (le CEDAF est en rapport avec une association défendant spécifiquement les corvidés).


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